Société – Nostalgie quand tu nous tiens

La Fête de la Récup’ doit s’amplifier et perdurer. Le fait de recycler et réduire
les déchets doit devenir une priorité urgente. La preuve à Blois le 18 novembre.

La Fête de la Récup’, deuxième du nom, a connu une réussite équivalente à celle de la première édition au Jeu de Paume qui confirme, ainsi, toute la palette de ses possibilités en matière d’expositions et de manifestations en tous genres. Du vieux poste de radio, cru 1958, relooké, aux bouteilles en verre aplaties pour servir de cendriers, pour ceux qui fument encore, de vide-poches ou de pose-cuillères, en passant par tous les types de recyclage de tissus, cuirs, ferrailles, instruments de musique, palettes de bois en nichoirs ou meubles…il y avait de quoi rendre encore plus complet un inventaire à La Prévert. Tous les responsables de stands, récupérateurs patentés et malins, pouvaient expliquer, pendant des heures, leurs passions et tenter de les faire partager aux curieux ou aux profanes…Et il y eut beaucoup de sceptiques qui sont repartis convaincus, gonflés à bloc pour sauver, si possible encore, la planète,  mais, surtout, conscients de lancer des croisades pour qu’on gaspille moins, qu’on recycle, qu’on étudie tout ce qu’il était possible d’accomplir en matière de réductions de déchets ou de récupérations. Le stand de composteurs de Val’Éco a été l’un des plus visités car il proposait, notamment, des bacs pour immeubles pouvant parfaitement s’intégrer dans un environnement urbain en rendant plus responsables les locataires de constructions collectives.  Le meilleur exemple de ces possibilités de récupération était fourni dès l’entrée, en accueil olfactivement sympathique, par une dégustation de soupe chaude élaborée avec près d’un quart de tonne de légumes primitivement destinés au rebut! Et elle était aussi goûteuse que savoureuse… Il y avait beaucoup de places libres et certains candidats pour exposer des œuvres revisitées s’étaient vus refuser l’entrée. Comprenne qui pourra… Toujours est-il que la troisième édition qui ne manquera pas de suivre en 2019 devrait, déjà, penser à plus d’espaces car il ne fait aucun doute que bon nombre de visiteurs, inspirés par ce qu’ils ont vu et apprécié, voudront, aussi, offrir aux autres ce qu’ils ont pu réaliser, en Géo-Trouve-Tout d’une nouvelle génération qui ne veut plus gaspiller à outrance et qui souhaite trouver des solutions rapides. Avant qu’il ne soit trop tard! C’est-à-dire avant demain. Le monde brûle et se brûle.

Jules Zérizer

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