Loir-et-Cher 2020 et chiffre 13, porte-bonheur L’artisanat a réveillé les jeudis du futur…

Est-ce le fait que le dernier jeudi du futur, dans le cadre de l’opération Loir-et-Cher 2020, porte le chiffre 13, qui a dynamisé la soirée du jeudi 7 mars ? Ces rendez-vous ont, en tous cas, pris un virage dynamique, rapide, animé, pas ennuyeux et très informatif. Et on jouait à domicile avec l’artisanat, les métiers qui bougent, l’avenir d’une certaine jeunesse qui se cherche et plein de questions sur les économies d’énergie, les nouvelles technologies de fabrication de pièces, l’avenir du numérique, les transmissions d’entreprises et de savoir-faire, les attentes d’une certaine catégorie de clients et les espoirs de découvrir des filières pas encore nées, telles que les services à personne du plus petit âge, dès la naissance, à celui d’adulte dépendant ou non. Avec un invité d’honneur pour la soirée, en la personne de Pierre Maino, président de la chambre de métiers et de l’artisanat  de Loir-et-Cher (CMA41), vice-président régional, en charge de l’économie et plusieurs intervenants, témoins qui apportèrent du peps en répondant, sans langue de bois, aux questions du public et de Guillaume Néron Bancel, responsable de la communication au Conseil général, mais qui pourra toujours se recycler en débatteur, en cas de problème professionnel. Au nom de Maurice Leroy, retenu par ailleurs, Jean-Marie Janssens, vice-président du Conseil général, a accueilli les invités, dont Gilles Lagarde, préfet de Loir-et-Cher.
Est-ce aussi le fait de la venue récente de François Hollande, président de La République, qui fait que, tout d’un coup, on redécouvre l’artisanat, souvent décrié au sein même de l’Éducation nationale dont les membres l’ont souvent considéré comme une voie de garage ou rejeté, aussi, par des parents qui ne voyaient pas toujours d’un bon œil leurs rejetons être tentés par ces filières ou cursus. Parents qui hurlaient, par ailleurs, quand le plombier n’arrivait pas assez tôt pour colmater la fuite d’eau dans la cuisine.
En Loir-et-Cher, 5.718 artisans sont recensés au registre des métiers et ils emploient près de 13.000 collaborateurs, dont plus de 83% en CDI, dans quatre grandes catégories, le bâtiment (45%), les métiers de bouche, sauf les restaurateurs qui sont inscrits au registre du commerce (Pourquoi ?), avec 11%, les services (29%) et la production (15%). Comme pour la France, cette branche de l’artisanat est la première entreprise du Loir-et-Cher…
Indépendance, adaptation, professionnalisme, mutualisation ont été les maîtres-mots de cette soirée qui a souligné le dynamisme des entreprises de pointe avec des témoignages en live de responsables  qui ont su s’adapter pour faire face à la crise. Que ce soit dans le domaine des maisons à ossature bois avec faibles consommations d’énergie ; d’un groupement d’artisans pour offrir une palette complète de métiers aux clients venus les contacter dans le cadre de la restauration, surtout, et d’un peu de neuf ; d’une filière de mécanique générale den pièces d »tachées de précisions et en toutes tailles ou des directeurs des deux CFA de Blois. « Il y a du travail pour tous, des filières à développer en relation avec le tourisme, des circuits courts à construire, ne serait-ce qu’en boucherie traditionnelle, des cursus avec des bacs plus 5 et même plus à relancer, à condition de penser à accompagner l’apprenti avec un hébergement et des services pour lui faciliter ses études…
La construction prochaine des centres de formation pourra favoriser l’engouement des jeunes pour des filières qui fourniront du travail, à condition, aussi, que les adultes jouent k-le jeu de la complémentarité en échangeant. Car si les anciens peuvent transmettre leurs savoirs, les jeunes peuvent apporter, dans l’entreprise artisanale où ils évolueront, leurs connaissances en matière d’informatique, numérique, technologies de pointe.
« La CMA41 reste un laboratoire d’idées et, en plus de l’opération viennoiseries, la mutualisation de certains postes est à l’étude, tout comme les questions de santé, de bien-vivre et la recherche de l’authentique. Il ne faut pas nier non plus la présence des grandes surfaces, mais un dialogue commence à s’instaurer et à porter ses fruits. Il faut travailler à cœur ouvert. Reste le problème d’un éventuel rapprochement ou une fusion avec les autres chambres, commerce-industrie et agriculture, mais nous n’en sommes pas encore là même si le dossier est, aussi, à l’étude » a précisé Pierre Maino, qui a reconnu que la première phase, celle de la mutualisation régionale, a quelque mal à se mettre en place. Mais, avec de la patience, et l’artisanat, en général, en a des tonnes à revendre, nous y arriverons. « Groupons-nous sur le plan du territoire et jouons la proximité. Nos clients et nous-mêmes, femmes et hommes de terrain, y aurons tout à gagner. La prochaine campagne « Plus jamais sans mon artisan » devrait  resserrer les liens, quelque peu distendus, entre le public et la première entreprise de France». Surtout qu’elle devrait être teintée d’humour. En tous les cas, si cette campagne est de la même qualité que la soirée de ce jeudi 7 mars, à noter dans les annales de l’opération Loir-et-Cher 2020, tous les espoirs sont permis. L’artisanat n’est pas près de mourir !

Richard ODE

La méthanisation demain…
Le prochain jeudi du futur, le 14 mars, dès 19 heures, à l’Hôtel du Département, à Blois, aura pour thème « Transition énergétique : la méthanisation dans le Loir-et-Cher, demain ».
Hervé Le Chalony, directeur régional de GrDF pour la région Centre, et Christophe Beaujouan, conseiller en environnement à la chambre d’agriculture de Loir-et-Cher  débattront et dialogueront avec le public sur les questions suivantes : « Comment mieux optimiser les ressources du territoire ? et « Comment valoriser nos déchets organiques pour produire l’énergie de demain ? ».
Entrée libre ouverte à tous.
Renseignements sur
www.loiretcher2020.fr  ou loiretcher2020@cg41.fr ou au Tél. 02 54 58 54 29

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