Kaïros prend un nouveau virage

INITIATIVE Sylvia Sanchez a pris la présidence de l’association Kaïros, basée à Montlivault, et compte diversifier son activité, toujours dans le bois.

Chloé Cartier-Santino

De gauche à droite : Tony, Sullyvan et Jovita, salariés en insertion aux côtés de Fabienne Hurel, salariée de la structure et Sylvia Sanchez, présidente.

L’association Kaïros est un chantier d’insertion autour du travail du bois dont l’activité principale est la construction de bateaux. C’est l’abbé Maurice Leroux qui l’a créée en 2013 et déjà huit fûtreaux et toues cabanées, ainsi que des barques sont sortis de l’atelier de Montlivault. Ces bateaux flottent sur la Loire, le canal de Bourgogne et celui du château de Chambord. Une nouvelle toue vient d’être recouverte de bois et sera terminée mi-décembre. « Même si c’est notre activité de base et que nous sommes reconnus pour la qualité de ces productions, nous ne sommes pas un chantier naval », souligne Sylvia Sanchez. Cette dernière a été élue présidente de l’association le 15 novembre. Maurice Leroux, toujours très actif, en reste le président d’honneur. Entourée par un conseil d’administration d’une quinzaine de personnes engagées pour la professionnalisation des personnes en insertion qui passent par les ateliers de Kaïros, elle compte aider l’association à passer un cap et se projeter dans l’avenir en réorganisant le travail pour avoir une plus grande diversification de l’activité, la renforcer, la stabiliser et la pérenniser. « Pour 2019, nous espérons être choisis pour un projet de fabrication d’abris de voyageurs qui serait un virage pour notre activité et qui s’ajouterait à la construction en cours de deux toues, l’une pour le Loir-et-Cher et l’autre pour le canal de Bourgogne », souligne Sylvia Sanchez. L’association ne travaille qu’avec les collectivités et compte actuellement trois salariés en insertion et deux encadrants. L’objectif pour 2019 est d’atteindre huit salariés en insertion avec le recrutement de trois personnes pour le mois de janvier. « Nous cherchons des personnes au chômage de longue durée et/ou bénéficiaire du RSA qui sont motivées pour travailler le bois », ajoute la présidente. Depuis la création de l’association, 25 personnes sont passées par le chantier d’insertion.

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