Commerce à Blois

Guerre tragique du pain à Blois : un mort…

Au jeu de la roulette russe, le client est roi ? On compte une enseigne en moins à l’appel, en tout cas.

Avec un titre pareil, il ne faudrait pas que notre journal soit saisi au même titre que le fut Hara-Kiri Hebdo, il y a près de 50 ans, quand le fondateur de la Ve République rendit l’âme. Le crime, si crime il y avait à l’époque, est moins agressif car, là, il s’agit, tout simplement, de la mort d’un magasin, en l’occurrence celui de La Mie Câline, avenue de Châteaudun à Blois, dans ce secteur qui  fut longtemps un désert commercial, et qui, en moins de 5 ans, a vu pousser les boutiques comme des perce-neiges au printemps. Sur un rayon de moins de 200 mètres autour de ce point névralgique, on trouvait pas moins de trois boulangeries, professionnelles et/ou cuisant de la pâte dans des fours… Les professionnels de la farine disaient, haut et fort, que ça ne durerait pas longtemps. Les autres, consommateurs, couraient d’une boutique à l’autre en jouant sur les promotions, plus ou moins cassées, toujours en hausse en nombre de produits proposés et basses en prix.  Le maire de Blois, Marc Gricourt, interpellé sur une autre future installation du même type, avenue de Vendôme, à côté d’un autre marchand de pains, avait déclaré qu’il fallait laisser la concurrence se faire et que nul ne pouvait interdire à un citoyen d’installer une boutique même contigüe à une autre fabriquant ou vendant le même produit…Le consommateur décidera ou déciderait. Là, La Mie Câline a été condamnée à mort et le fonds est entre les mains d’un syndic. Au même titre que dans les campagnes, les boulangeries meurent petit à petit, aussi, en ville. Comme les dépôts de presse. Comme les pressings. Comme les épiceries. Comme les boucheries. Comme les maréchaux-ferrants…Quelle mémoire, mon Jules ! Au rythme où vont les affaires, il n’y aura bientôt plus personne de répertorié au registre du commerce à la Chambre du même nom et des métiers qui n’existeront plus sur le listing à la Chambre du même nom. En ce centième anniversaire de la guerre de 14-18, on se rend compte que les morts ne sont pas qu’humaines. Car, aujourd’hui, un siècle après, elles laissent quelques employé(e)s fauché(e)s dans les tranchées de la guerre économique, tout aussi cruelles. Et il y aura plein de gueules cassées dans les antennes de Pôle Emploi.

Jules Zérizer


Les Vitrines de Blois lancent leur site internet

L’association se donne les moyens de communiquer largement en offrant à ses adhérents une visibilité plus étendue. Le centre-ville de Blois se compose de près de 450 commerces, il est donc important de communiquer sur la diversité et la qualité de l’offre proposée. Le site www.vitrines-blois.fr a été conçu dans ce sens pour permettre de présenter et de renforcer l’information auprès du grand public et de susciter davantage son intérêt pour le commerce de centre-ville. Dès la page d’accueil du site, le visiteur sera informé de l’actualité des commerces (grâce à la publication de bons plans réguliers), et des animations prévues par les Vitrines de Blois. Il pourra également accéder à la rubrique commerces dès la page d’accueil.

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