BILLET D’HUMEUR de Fabrice Simoes

Vous n’avez rien oublié ???

Profitant d’un arrêt maladie intempestif, la direction de votre journal a tenté d’imposer son humeur pour ces quelques lignes. Ce à quoi la confrérie des plumitifs, souvent appelés journalistes, répond ici même par un non, non et non virulent. Il sera fait comme on veut et pi pas pu Madame Chaput. Même si les rimes ne sont pas toutes riches, que l’on soit chafouin, que l’on soit babouin, que l’on soit si bien, ce billet sera le mien, taggada tsouin-tsouin.

Donc nous ne parlerons pas de la mode actuelle du télé-travail politique. Suite à la phrase de François Fillon, «  j’ai commis une erreur morale en faisant travailler ma femme et mes enfants », les français n’en veulent plus », qui n’a rien a voir avec ce qui est reproché au candidat LR puisque l’on parle de son invention du revenu universel familial pour de potentiels emplois fictifs, nous n’interviendrons pas. Pas un mot non plus sur la «  La simplification administrative » que votre billettiste habituel qualifie de décision politique prise en 1983 et restée, jusqu’à Hollande, dans les cartons. Une simplification administrative qui est bien loin d’avoir simplifié les rapports entre le citoyen et l’État. Cela lui revient de droit pour une prochaine fois.

Pas question de s’interroger sur la démission du principal conseiller à la sécurité de Donald Trump, Michael Flynn, qui a du lâcher les rênes en raison d’une éventuelle confusion des genres entre intérêts personnels et intérêts de l’État fédéral. Ce n’est pas comme s’il avait déjà déjeuner avec Vladimir Poutine ni assuré que les sanctions contre la Russie, misent en place par Obama, seraient assouplies dès la prise de fonction à la Maison Blanche de son pote républicain.

Après les Brittish Award, après les Golden Globe, après la coupe Volpi, après les Critics’ choice movie, la mièvrerie et les couleurs pastel ne passeront pas par le Petit Blaisois. Ainsi, pas une ligne ne sera consacrée, même si c’est superficiel, aux récompenses à répétition de La la Land, une comédie musicale toute nouvelle mais faite comme les anciennes, Ginger Rodgers et Fred Astaire en moins,  Ryan Gosling et Emma Stone en plus. On se dit que Saturday Night Fever n’avait pas atteint de tels sommets. Pourtant, on vient d’en faire une comédie musicale. Pas vraiment rassurant pour l’industrie du Rock and Roll et du blues réunis.

Pas de digressions non plus sur les sondages où Macron et Fillon baissent d’un demi-ton ou d’un ton, c’est selon. Au coude à coude, et non pas joue contre joue, les deux champions pour la deuxième place de l’élection de pour bientôt. Bulle médiatique affirment les uns pour une future amorce d’inversion des tendances. On se croise, on se toise. On ne pavoise pas encore au cul des vaches, le salon de l’agriculture ne débute que la semaine prochaine. C’est là que l’on verra s’il faut se casser comme un pov con, ou pas.    

En ma majesté, puisqu’il ne reste plus beaucoup de place, et que seul devant l’ordinateur, un flot de cœurs rouges défile sur l’écran, parlons de votre dernière  Saint-Valentin. Celle que vous avez, une fois encore, raté ! Cela fait désormais une semaine que la fête des fleuristes est passée et, manifestement, votre épouse, votre compagne, votre dulcinée vous en veut toujours autant d’avoir mis à l’encan ce rendez-vous annuel. Une fois de plus, stressé par un travail qui phagocyte votre esprit, vous êtes passés devant la vitrine sans vous arrêtez. Une fois encore vous avez offert des chocolats, comme les Américains, en oubliant que Madame est dans la période de son régime hivernal premier acte avant le régime de printemps et annonciateur du régime estival. Une fois encore vous vous êtes trompés sur la taille du sous-vêtement à frous-frous vu sur le mannequin au défilé Victoria’s Secret. Une fois, encore le canard en plastique est fait d’une matière hypoallergénique et ne flotte pas dans la baignoire. Une fois encore l’opération « Resto aux chandelles » s’est terminé soit par un appel au 18 où à médecin de nuit… Et on ne parle pas ici de cette aberration qui veut que ce soit les hommes qui offrent aux femmes et non l’inverse. Où est donc l’égalité des sexes ? « Caramba encore raté ! » Ce serait écrié le caporal Diaz dans une bulle d’Hergé . Que tout le monde se rassure, on annonce une séance de rattrapage le 14 février prochain.

Surtout, tranquillisez-vous, chers lecteurs, Eric Yung, votre billettiste émérite habituel sera de retour bientôt mais, pour l’heure, la grippe, la méchante grippe et son virus maousse-costaud le cloue au lit. Les idées en vrac et le corps patraque, c’est pas le pied pour avoir une humeur, bonne ou mauvaise. Du coup, l’intérim était assuré par un intermittent du clavier. Franchement, en voilà un emploi précaire qui n’entre pas dans la nomenclature générale des métiers. L’écriture n’est pas la même … et il ne faudra surtout pas chercher à vous habituer !

Fabrice Simoes

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