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En plein questionnement, la Maison de Bégon cherche à se désenclaver…

Mix’Terres festival : Fat Bastard GangBand samedi 20 mai

Chokri Boughattas est à la tête de la Maison de Bégon depuis janvier. Le nouveau directeur s’inscrit dans la continuité des valeurs de tolérance et mixité qui caractérisent cet équipement social et culturel atypique. Pour autant, son arrivée donne lieu au repositionnement du projet associatif pour les cinq années à venir. Explications.

Chokri Boughatta©ARP

Le Petit Blaisois. Après quatre mois à la tête de la Maison vous pensez que le temps du changement est arrivé ?
Chokri Boughattas : « Je suis là parce que j’adhère au projet de la Maison de Bégon, qui est pour le moins atypique. Un équipement social et culturel qui mène à bien des missions variées et dont il n’existe pas en France d’équivalent. Je m’inscris évidemment dans la continuité des valeurs de tolérance et mixité que nous prônons tous. Mais il est temps de revoir notre projet qui n’a pas évolué depuis l’arrivée dans ce nouvel équipement en septembre 2014. Voilà pourquoi nous sommes en pleine réorganisation. Il y a effectivement une certaine effervescence des équipes tout en gérant le quotidien et en peaufinant Mix’Terres et la Guinguette. »

LPB. Quels sont les enjeux de ce nouveau projet ?
Chokri Boughattas : « Affirmer notre identité demeure l’enjeu principal. D’une part, nous revendiquons l’action forte que nous menons sur le quartier Nord. Mais nous devons poursuivre les projets tels que Wanted, Mix’Terres et la Guinguette qui nous permettent de toucher un autre public et nous assurent un certain rayonnement sur l’ensemble de la ville et au-delà. »
« Pour ce faire, nous avons mis en place un espace d’initiative artistique en rapport aux musiques et cultures du monde. L’idée est que les Blésois viennent concrétiser leurs projets culturels dans cette maison. Nos animateurs les accompagnent, les salles de répétition leur sont réservées sur des créneaux horaires particuliers, et à terme, nous leur apporterons une certaine médiatisation. »
« Nous voulons aussi que la Maison de Bégon devienne un centre de ressources pour les écoles et les associations. Là encore, nous souhaitons participer à l’élaboration de leurs projets, leur faciliter la relation avec les artistes et les compagnies, leur proposer des résidences et des ateliers… »
« Dès septembre, nous allons mettre en place des cafés culturels pilotés par les habitants et les acteurs du territoire. Ces manifestations nous permettront, par exemple, d’accueillir des enfants le mercredi après-midi sous forme d’ateliers artistiques. En alternance avec les concerts dans la grande salle, nous programmerons le vendredi soir des concerts intimistes en direction d’un public adulte. Et le samedi — (NDLR. Actuellement fermée) — nous ouvrirons nos portes aux pratiques artistiques. Une manière de diversifier l’offre et profiter pleinement de nos équipements aujourd’hui sous-utilisés. »

LPB. Vous souhaitez redynamiser la Maison et faire venir des nouveaux publics. Ne craignez-vous pas que votre image associée au quartier Nord soit un obstacle ?
Chokri Boughattas : « Dans l’ensemble, nous avons une image positive sur la ville. En revanche, les gens ne
comprennent pas toujours notre positionnement complexe, qui fait certes partie de notre identité, mais qu’il faut expliquer. La Maison de Bégon est avant tout une association, sociale et culturelle. C’est tout autant un lieu d’innovation, d’expérimentation, de création et de réalisation de projets qui participent au mieux vivre ensemble. »
« Certains estiment que la Maison de Bégon n’est pas assez marquée quartier Nord au titre de son action sociale et culturelle. D’autres pointent notre positionnement géographique sur ce quartier et le fait que seule la population proche serait concernée. Pour autant, il n’y a pas de stigmatisation particulière au quartier. Sur les 1120 adhérents et 35 000 usagers, seul un tiers habite le quartier. Nous avons donc fait nos preuves en terme de rayonnement et nous avons montré notre capacité à mener des projets sur une échelle locale plus large. »

LPB. Expliquer votre singularité passe par la sortie de vos murs et le travail partagé d’autres acteurs culturels. Avec qui travaillez-vous ?
Chokri Boughattas : « Nous allons sur tous les sites emblématiques de la ville, Fondation du doute, Château, Maisons de quartier… Nous avons donc des partenariats avec la plupart des acteurs culturels de la ville ce qui nous emmène très souvent à l’extérieur. Dernièrement, avec Wanted, on s’est installé pendant une semaine à la Halle aux grains. Et nous normalisons les relations, par le passé difficiles, avec le Chato’Do. Les deux équipes se sont rencontrées et nous avons acté la volonté de travailler ensemble. »
« C’est d’ailleurs ce que nous avons fait avec d’autres partenaires comme le centre social Mirabeau ou l’ALCV dans une volonté de « tendre la main ». Nous avons un équipement extraordinaire, avec des salles de répétition, de danse, de concert… et toute la population doit en tirer profit même si notre action prioritaire doit cibler le quartier. La Maison est ouverte à tous les acteurs culturels et sociaux du territoire. »

LPB.  Alors que « La guinguette » et « Mix’Terres » sont vos actions les plus populaires, la première n’est pas associé à Bégon et Mix’Terres reste un festival local. Comment espérez-vous augmenter votre notoriété ?
Chokri Boughattas : « Même s’il a une dimension importante quand on le compare avec Aurillac, connu nationalement et qui draine trente mille personnes, guère plus Mixterre, notre festival reste très local. C’est un festival de quartier avec une dimension d’ouverture sur le monde. L’impact au-delà de Blois est relatif. »
« Pour y remédier, en plus de la programmation classique, nous avons voulu, dès cette année, ouvrir davantage sur le territoire avec entre autres des animations, des concours artistiques et un défi interentreprises. Pour attirer des nouveaux publics, la Maison de Bégon a besoin de rayonner sur la ville et au-delà. Nous avons donc un enjeu de communication et d’identification sur La guinguette du bord de Loire, manifestation que nous organisons pour la Ville, et sur Mix’Terres. À nous de trouver les bons leviers ! »

Propos recueillis par ARP


XXe Tribu@Gilles Aguilar

Mix’Terres, le Programme

Les 19, 20, et 21 mai prochains se déroulera, plaine Croix Chevalier dans le quartier Nord de Blois, la 11e édition du festival Mix’Terres. L’art de rue, la danse, le cirque, la musique et depuis cette année, l’humour se succèderont tout au long de ce week-end pour mettre à l’honneur les cultures du monde dans un esprit convivial.

Mix’Terres 2017 19, 20 et 21 mai Plaine Croix-Chevalier – Blois
Renseignements : Tél. 02 54 43 35 36 – www.maisondebegon.com

• Vendredi 19 mai
18 h 15. Lancement officiel du festival
19 h. ART DE RUE. « Mues » de la Cie Mauvais Coton. Gratuit
19 h 30. ART DE RUE. « Culbuto » de la Cie Mauvais Coton. Gratuit
20 h. DANSE. « Hip Hop Magics » ALP Écoles Bel Air et Les Hautes Saules. Gratuit
20 h 45. DANSE. « Gardien du Temps » de la Cie XXe Tribu. Payant
21 h 30. MUSIQUE – BCUC. Gratuit

• Samedi 20 Mai
14 h 30. ART DE RUE. « The Happy Hour Show » de la Cie Duo Looky. Gratuit
15 h. DANSE. Projet « Pixel ». Gratuit
15 h 30. CIRQUE. « Leurre H » de la Cie Escale. Payant
17 h. ART DE RUE. « Possédés ! » de la Cie Garpard Herblot. Gratuit
18 h. MUSIQUE. « Big Band SWAY » du Conservatoire de Blois. Payant
19 h 30. ART DE RUE. « Les Fées Décalées » de l’ass. Le Pied à l’Oreille. Gratuit
20 h 15. ART DE RUE. « The Happy Hour Show » de la Cie Duo Looky. Gratuit
20 h 45. ART DE RUE. « Les Fées Décalées » de l’ass. Le Pied à l’Oreille. Gratuit
21 h 30. CIRQUE. « Cordes Nuptiales » de la Cie Circo Pitanga. Payant
22 h 30. MUSIQUE. Fat Bastard GangBand. Gratuit

• Dimanche 21 mai
14 h. MUSIQUE / DANSE / CHANT. Défi artistique / Venez-nous enchanter. Gratuit
15 h 45. CIRQUE. « Impact » de la Cie (Rêve)². Payant
16 h 30. ART DE RUE. « *Circus* » de la Cie circoPitanga. Gratuit
17 h 15. ART DE RUE . La Folle Allure. Gratuit
18 h 30. HUMOUR. « Femme de couleurs » de Samia Orosemane. Payant
19 h 45. MUSIQUE. « Soul N’Pepper » de la Cie Engrenage. Gratuit

Chaque jour :
CASA MIX. C’est mon patrimoine – Rencontres et échanges avec les artistes – Casa Zef, une radio au cœur du festival – L’ori’grue.
Vendredi de 18 h à 21 h 30 / Samedi de 14 h à 22 h 30 / Dimanche de 13 h 30 à 19 h 30.
MAXI MIX. Espaces jeux (jeux de plateau, jeux géants, jeux sportifs, slackline) – Ateliers artistiques (rencontre et initiation avec des compagnies programmées : Beatbox, acrobalance, cirque, danse).
Samedi de 14 h 30 à 20 h 30 / Dimanche de 14 h à 20 h.

Ouverture du site : Vendredi de 18 h à minuit – Samedi de 14 h à 1 h – Dimanche de 13 h 30 à 22 h

BILLETTERIE : Maison de Bégon jusqu’au 18 mai et sur place pendant le festival, Office du tourisme Blois-Pays de Chambord jusqu’au 18 mai – Réseaux Fnac, Ticketmaster, Placeminute, Yuticket

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