Les Consultations jeunes consommateurs se déploient

De gauche à droite, Olivier Servaire-Lorenzet, directeur du Centre hospitalier de Blois, Denis Recamier, directeur de l’Association VRS et Laetitia Zampolin, directrice de l’Anpaa 41.

Une convention de partenariat entre l’Association nationale de prévention en alcoologie (Anpaa 41) et addictologie, l’Association vers un réseau de soins (VRS) et le Centre hospitalier Simone Veil de Blois (CHB) a été signée dans le cadre de la mise en œuvre du déploiement de la Consultation jeunes consommateurs (CJC) en Loir-et-Cher.
La Consultation jeunes consommateurs (CJC) est portée par le Centre hospitalier Simone-Veil de Blois (CHB), l’Association nationale de prévention en alcoologie (Anpaa 41) et addictologie, et l’Association vers un réseau de soins (VRS). Ces trois acteurs ont signé une convention de partenariat, le 16 avril, pour déployer les missions de la CJC à l’ensemble du Loir-et-Cher. « La santé des jeunes est une problématique de santé publique et le département est marqué par un taux de mortalité prématuré dû à des conduites addictives qui peuvent aussi entraîner des problèmes de sécurité routière », souligne Olivier Servaire-Lorenzet, directeur du Centre hospitalier de Blois. En effet, le taux de mortalité lié à l’alcool est de 34,9 pour 100 000 habitants en Loir-et-Cher contre 34,3 pour 100 000 au niveau régional et 31,5 pour 100 000 au niveau national. « Il y a un travail important de prévention à réaliser, ce qui est le rôle moteur de la Maison des adolescents, au sein du centre hospitalier, qui compte une dizaine de professionnels de santé présents pour écouter, informer, conseiller et soigner quand c’est nécessaire », poursuit le directeur. En 2004, une consultation cannabis avait été mise en place à l’hôpital, puis elle a été déplacée en 2008 à la Maison des adolescents (MDA). « La MDA est une plateforme d’accueil et d’écoute pour les 11-21 ans où on peut venir sans rendez-vous, mais ce sont souvent les parents inquiets par rapport à des consommations, le plus souvent de cannabis et d’alcool, mais aussi de la cyberdépendance qui nous sollicitent », explique Mustapha Magrouni, coordonnateur de la MDA avant de poursuivre : « L’objectif est d’aller vers une diminution, voire un arrêt total de la consommation mais souvent, la consommation est seulement un symptôme d’un autre problème donc il y a un travail de désamorçage, de médiation et de prise de conscience qui demande du temps ».

Renfort du dispositif
Depuis 2015, le ministère de la santé a souhaité renforcer le dispositif des CJC en France. « En cohérence avec la dynamique nationale, nous avons construit avec trois acteurs un dispositif de droit commun anonyme et gratuit », explique Christelle Fuche, déléguée départementale de l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire en Loir-et-Cher. Plusieurs missions sont donc déployées sur tout le département (à Blois, Romorantin-Lanthenay et Vendôme) : aller vers les jeunes via des actions collectives, des entretiens individuels et un accompagnement éducatif adapté, ainsi qu’un travail de consultation portée par des psychologues. « Le dispositif permet d’intervenir au plus proche des consommateurs pour éviter une dépendance », ajoute Laetitia Zampolin, directrice de l’Anpaa 41. Lors de ces consultations, il s’agit d’évaluer la situation médico-psycho-sociale du consommateur, de lui donner une information et un conseil personnalisés, de l’accompagner ou de proposer une orientation, mais aussi d’accueillir et d’informer son entourage et de l’orienter vers des partenaires si c’est nécessaire.
Chloé Cartier-Santino


Pour qui ? Pourquoi ?

La Consultation jeunes consommateurs (CJC) s’adresse aux jeunes consommateurs de 11 à 25 ans, à leur famille et aux partenaires qui s’interrogent sur les consommations des jeunes. Il s’agit d’un lieu d’écoute, d’information et de soutien qui propose des consultations gratuites et anonymes. L’objectif étant d’agir le plus tôt possible sur les premiers usages de produits psychoactifs (alcool, tabac, cannabis, autres…) mais aussi sur des pratiques excessives comme les jeux d’argent et de hasard, les jeux vidéo afin d’éviter que cela évolue vers un comportement addictif. La CJC permet donc d’évaluer la situation, rétablir un dialogue entre les jeunes et leur famille et propose, si besoin, un suivi personnalisé.
Plus d’informations :
Permanence à Blois à la Maison des adolescents – 4 rue du Gouffre – un lundi sur deux (9h-12h et 14h-17h)
et le mercredi (10h-18h). Tél. : 02 54 78 26 17
Permanence à Romorantin-Lanthenay au Point information jeunesse « L’Atelier » – 3 rue Jean Monnet – le mercredi (14h-17h)
et le vendredi (13h30 – 17h30). Tél. : 02 54 45 46 50.
Permanence à Vendôme au Point d’accès aux droits – 37 avenue Georges Clémenceau – un vendredi sur deux (9h30-12h et 13h30-16h)
et le mercredi (13h-16h). Tél. : 02 54 56 15 16.

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